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Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Le sésame à Aguié (Maradi)

Publié le samedi 10 septembre 2016

Le sésame dans le département d’Aguié au Niger : analyse d’une culture aux atouts non-négligeables dans une zone agricole à forte potentialité

L. Andres et P. Lebailly, ULg-Gembloux Agro Bio Tech, Unité d’économie et développement rural, Gembloux, Belgique.

Résumé

Les conditions agro-écologiques sahéliennes et le contexte socio-économique constituent les principaux facteurs qui influencent la dynamique des systèmes de production agricole de la zone d’Aguié au centre du Niger. Dans cette région, l’augmentation de la pression démographique et la compétition pour les ressources naturelles entre les cultures et les animaux accentuent la pression foncière. Les faibles superficies par habitant engendrent un remaniement des systèmes agraires.

Les agriculteurs privilégient des cultures à la fois vivrières et de rente. Pour eux, la diversification des cultures est une des stratégies de minimisation des risques et de sécurisation du foncier. Cet article étudie l’intérêt de la culture du sésame dans la région d’Aguié. Il a été réalisé à partir d’une revue bibliographique, de données des services techniques du département d’Aguié et d’enquêtes et d’observations auprès de producteurs et des organisations concernées. Il en ressort que la culture du sésame constitue une opportunité pour sécuriser les besoins alimentaires et financiers des ménages locaux. De par la proximité de la région avec le Nigéria, cette culture est un atout économique pour les ménages ; comme le prouve l’analyse de ses comptes d’exploitation.

- Introduction
- Méthodologie
- Présentation de la zone d’étude : le département d’Aguié
- Le sésame dans les systèmes de production de la zone d’étude
- L’itinéraire technique du sésame dans le département d’Aguié
- Les atouts économiques du sésame
- Conclusion et recommandations

La terre devenant un facteur limitant et le régime de pluies étant de plus en plus imprévisible, la sécurisation de l’agriculteur passe nécessairement par la diversification des cultures associant des produits vivriers et de rente. Cette stratégie répond à un objectif de limitation des risques. Ainsi des cultures comme le sésame en raison de son adaptation au milieu, de ses besoins modestes (en eau et fertilisant), de son rendement et de sa demande sur le marché constitue une opportunité pour les producteurs.

La présente étude tente de déterminer la place qu’occupe la culture du sésame dans le département d’Aguié et de la replacer dans son contexte environnemental et économique. Cet article a été établi en tenant compte de l’hypothèse que malgré une pression foncière très marquée dans le département d’Aguié, la culture du sésame a des possibilités de se développer face à la concurrence des autres cultures de rente et de l’élevage.

Le sésame se cultive majoritairement en association. Celui-ci peut se retrouver parmi plusieurs combinaisons. Les associations les plus fréquentes sont les combinaisons de trois produits tels que l’association mil-sorgho-sésame.

Dans la zone d’Aguié, le rendement du sésame est déterminé à partir de nombreux facteurs : le système de culture, l’itinéraire technique, les variétés utilisées et la fertilité du sol. Selon nos enquêtes, en culture pure, le rendement moyen du sésame est de 600 kg/hectares. Tandis que pour les associations, le rendement moyen est de 300 kg/ha.

Pour télécharger, cliquer ici Lire l’étude sur le site de la revue TROPICULTURA (9 pages, 210 Ko)...