RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Intrants/ CEDEAO/ les orientations

Publié le mardi 27 avril 2010

Les grandes décisions en matière d’intensification / intrants - Région de la CEDEAO


Cette note est un extrait de l’étude intitulée « Etude de faisabilité technique et financière des instruments de politique régionale favorisant une intensification durable en Afrique de l’Ouest », réalisée par Pierre Baris et Nicolas Gergely en février 2010.


Résumé de la note jointe :

Plusieurs réunions ont eu lieu en Afrique pour débattre du problème de l’intensification et plus particulièrement des mesures à prendre pour augmenter la consommation d’engrais.

En premier le sommet spécial des chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union Africaine qui s’est tenu à Abuja, en juin 2006 sur l’intensification de l’agriculture. Il a fait l’objet d’une déclaration finale (voir encadré).

Ensuite la stratégie régionale de promotion des engrais en Afrique de l’Ouest qui, en 2006, a proposé 3 programmes d’action : 1) l’amélioration régional de l’environnement d’affaires pour le marché des engrais ; 2) la stimulation de la demande solvable en engrais ; 3) la stimulation de l’offre en engrais.

Les programmes mobilisateurs. Dans ces programmes mobilisateurs la CEDEAO a identifié certains instruments en faveur de l’intensification de l’agriculture. Ces instruments visent à faciliter l’approvisionnement, la distribution et l’utilisation des facteurs de production : engrais, semences améliorées, pesticides. Il s’agit des mesures économiques et fiscales communautaire suivantes :

- détaxation des importations ou suppression des prélèvements de Taxe sur la Valeur Ajoutée des intrants agricoles importés ou produits localement,
- distribution ciblée d’engrais ou de semences améliorées aux producteurs,
- mise en place au niveau du Fonds de développement agricole et alimentaire de guichets spécifiques accordant des facilités aux producteurs pour améliorer leur accès aux intrants.

Dans les domaines des compétences partagées les programmes mobilisateurs prévoient :
- le développement de la recherche, centrée sur les variétés et les fertilisants des sols,
- l’appui à la production des semences de base et à la multiplication des semences pour les filières vivrières prioritaires par la coordination des politiques nationales et la mise en place des dispositifs de certification des produits,
- le développement d’un dispositif collectif de certification des engrais importés du marché international, ou produits dans les fabriques de la région,
- le développement du réseautage des centrales d’achat des engrais, pour explorer la possibilité de mutualisation des achats, au niveau sous régional,
- l’harmonisation des politiques nationales des intrants (fiscalité, subvention, conditions de circulation intérieure) pour limiter les détournements de trafic,
- la capitalisation et la diffusion des bonnes pratiques de vulgarisation sur les itinéraires techniques de production, de conservation et de stockage.


La prochaine note du RECA fera le point sur les taxes des intrants au Niger à partir des informations recueillies auprès des OP.

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