RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Prix tomate et piment /Ramadan

Publié le samedi 8 juillet 2017

Evolution des prix de gros de la tomate et du piment pendant la période du Ramadan sur le marché Djémadjé (Niamey) sur trois années.

Note d’information / Produits du maraîchage sur les marchés de Niamey

Rédaction : Fanta Mady Cissé Safiétou (RECA)

La période du Ramadan peut être considérée comme une période de « prix sensibles ». Les augmentations des prix des denrées alimentaires sont mal vécues par les consommateurs et les commerçants spéculateurs montrés du doigt. Cette année 2017, comme les autres années, la tomate a défrayé la chronique. Les réseaux sociaux ont débordé de plaintes des consommateurs sur une tomate difficilement accessible. Cette note fait le point sur les prix de gros de la tomate et du piment et leurs provenances sur le marché de Djémadjé au cours des trois dernières périodes de Ramadan.

L’augmentation des prix de la tomate pendant le Ramadan est principalement due à la diminution très importante de l’offre à cette période sauf pour la dernière semaine où il est indéniable qu’il est observé une augmentation due à la proximité de la fête. En 2015 et surtout en 2017, les prix de gros ont doublé entre la 3ème et la 4ème semaine pour revenir au niveau des premières semaines de Ramadan la semaine suivante.

Les évolutions du prix du piment semblent indiquer un comportement un peu plus spéculatif des vendeurs. En cas de monopole d’approvisionnement, les prix ont tendance à atteindre des niveaux élevés ou même très élevés (cas de 2015). Cependant les mois de juin et juillet constituent des mois de transition entre les productions irriguées de saison sèche et les productions pluviales de saison des pluies, mois au cours desquels on enregistre une baisse de la production dans la plupart des pays.

Sans nier les comportements spéculatifs de certains acteurs de marché, les trois dernières périodes de Ramadan correspondent aux périodes de faibles productions pour le piment et surtout pour la tomate. Comme l’expliquent certains commerçants, pour éviter que les prix montent à des niveaux trop élevés, il faut augmenter la production et encourager son étalement dans le temps. Sur une période aux conditions climatiques difficiles pour la production et marquée par une pression très forte des maladies et ravageurs, cela nécessite un travail important d’amélioration ou de changement des systèmes de cultures et des itinéraires techniques.

Télécharger l’intégralité de la note avec tableaux des prix, 4 pages, 818 Ko.

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