RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Centre d’appels /e-Extension au Niger

Publié le mercredi 20 septembre 2017

Ouverture du « Centre d’appels » du programme e-Extension ou conseil agricole par voie électronique.

Un système e-Extension démarre au Niger dans le cadre du Projet d’Appui à l’agriculture SEnsible aux risques Climatiques (PASEC) et du Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO). « Extension » pour vulgarisation et « e » pour électronique, car ce programme s’appuie sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Au Niger, comme dans d’autres pays, le programme est mis en place suite au constat que la demande de services agricoles est de plus en plus croissante alors que le nombre de conseillers agricoles et le financement du conseil agricole ont tendance à baisser. Le programme qui démarre au Niger a été confié au RECA et aux Chambres d’Agriculture. Il va comprendre plusieurs outils dont un centre d’appels, un serveur vocal - outil permettant de mettre à disposition des producteurs agricoles des messages prédéfinis, enregistrés dans différentes langues locales - et des applications à l’usage des conseillers agricoles permettant la collecte et la diffusion de données. En ce mois de septembre, le RECA vient de lancer le Centre d’appels pour une phase test de 2 mois visant la région de Tillabéri.

Comment cela fonctionne ?

Nous sommes au démarrage des cultures irriguées de contre saison. Compte tenu des préoccupations des producteurs, deux thèmes ont été choisis :
- La protection des cultures maraichères et le choix des semences ;
- Les prix de gros des produits maraichers sur les marchés de Niamey et les tendances.

Pour chaque thème il est communiqué un numéro de téléphone :
- Pour les questions sur la protection des cultures maraîchères et les semences il faut appeler le 92 24 24 24
- Pour les informations sur les prix de gros de cultures maraichères à Niamey il faut appeler le : 92 24 77 77

Pour chaque numéro, une conseillère (pour ce démarrage ce sont des conseillères) écoute la question et … soit répond directement, soit note la question pour rechercher la réponse. Chaque conseillère dispose d’une documentation pour répondre à certaines questions. Si ce n’est pas possible, elle s’adresse à ses collègues du RECA ou à un pool de spécialistes. Pour ce début, le pool de spécialistes pour les questions de protection des cultures comprend 2 chercheurs de l’INRAN et un cadre de la Direction Générale de la Protection des Végétaux.

Ce programme, à travers ses différents outils, vise à améliorer le système de conseil agricole classique et non s’y substituer, afin d’assurer l’accompagnement des acteurs du milieu rural et des producteurs et de leur permettre d’obtenir les conseils et informations attendus en temps réel. L’e-Extension ne remplace pas les autres outils du conseil agricole mais vient en complément.

Est-ce que cela peut fonctionner ?

Avant la mise en place de Centre d’appels, le RECA recevait déjà des appels réguliers pour des conseils sur les ravageurs ou les produits phytosanitaires. Les producteurs nigériens savent se servir de leur téléphone pour obtenir des informations. Dès le lendemain du premier communiqué passé à l’ORTN, le numéro de téléphone sur le thème de la protection des cultures a été appelé en continu pour des appels venant de la région de Tillabéri mais aussi de Timia, Keita et Diffa.

Contrairement à d’autres pays de la sous-région, le RECA a placé des techniciens aguerris et expérimentés pour répondre aux questions par téléphone. Ces techniciens sont appuyés par l’ensemble de l’équipe du RECA. Ce choix a été fait car il était prévisible que les questions des producteurs seraient précises et professionnelles. Le démarrage a confirmé cela, les producteurs n’appellent pas pour n’importe quoi. C’est logique ils payent la communication.

Communiqué radio sur le Centre d’appels (CA).
Producteurs et productrices des régions de Tillabéri et Niamey, vous qui faites des cultures irriguées ou qui allez bientôt reprendre les cultures irriguées.
Le Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) et les Chambres Régionales d’Agriculture (CRA) de Tillabéri et Niamey ont mis en place un centre d’appel avec l’appui des projets PASEC et PPAAO pour vous apporter des conseils directement et rapidement en répondant à vos questions.
Ce centre vous offre l’opportunité de parler avec un conseiller agricole et de lui poser des questions sur vos préoccupations ou les problèmes que vous rencontrez concernant les ravageurs des cultures maraîchères, les produits phytosanitaires et leur utilisation et la lutte biologique, les différentes variétés des cultures maraîchères en vente, mais aussi de vous fournir des informations des prix de gros des produits maraîchers et leurs évolutions sur les marchés de Niamey.
Vous pouvez accéder au centre d’appel à travers deux numéros : Pour les questions sur les semences et la protection des cultures maraîchères appeler le : 92 24 24 24 Pour les informations prix de gros de cultures maraichères et les évolutions du marché de Niamey appeler le : 92 24 77 77
Le centre est ouvert à vous producteurs et productrices des cultures irriguées de 8h 00 à 17h30 du lundi au jeudi et de 8h00 à 12h30 mn le vendredi en langue Zarma et Haousa.

En photo l’équipe de "téléconseillère" du Centre d’appels et un membre de l’équipe d’appui.

2 Messages de forum

  • Centre d’appels /e-Extension au Niger 20 septembre 20:44, par Hamadou Oumarou

    Bonsoir,je vous encourage de cette innovation qui vas permettre aux Producteurs un accompagnement rapprochés très positif.(oublier pas les pisciculteurs ?)

    bonne chance l’équipe. Hamadou Oumarou Agros-pisiculture (ONG ADA) Kokomani Commune Kourtheye Département de Tillaberi

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  • Centre d’appels /e-Extension au Niger 21 septembre 07:18, par Mme Amina ABASS

    Très ravie pour la mise en place de ce centre que nous espérons très utile pour nos vaillants producteurs(ices). Merci au RECA et ses partenaires. S’agissant des questions sur la protection des cultures faisons également attention à la protection des producteurs (ices) notamment les enfants jeunes agriculteurs pour leur implication dans la manipulation des produits agrochimiques et la réutilisation des contenants des produits. Donc protégeons nos enfants des pesticides et des travaux agricoles dangereux qui impactent négativement leur santé, éducation et leur bon développement.

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