RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Prévisions météo 2018

Publié le vendredi 11 mai 2018

5ème Forum des Prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques en Afrique soudano-sahélienne (PRESASS-2018).

Une saison avec des quantités totales de pluies supérieures aux moyennes de la période 1981-2010, un démarrage normal à tardif, des durées d’épisodes sans pluies équivalentes à plus longues que d’habitude, une fin de saison tardive à normale, et des écoulements dépassant les niveaux moyens sont attendus dans la majeure partie de la bande sahélo-soudanienne de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad.

A l’issue du forum, les tendances probables ci-après sont attendues, pour les paramètres clés de la saison des pluies (Ci-dessous des extraits sélectionnés pour la zone du Niger) :

Des cumuls pluviométriques excédentaires à normaux sont prévus en Juin-Juillet-Août 2018, dans la moitié Sud du Mali, le Burkina Faso, l’Ouest et l’Est Niger, l’extrême Nord Nigeria. Il est probable que cette situation persiste dans ces zones, en Juillet-Août-Septembre.

Des dates de début de saison équivalentes à plus tardives par rapport aux moyennes de la période 1981-2010 sont attendues sur toute la bande soudano-sahélienne de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad.

Des dates de fin de saison tardives ou équivalentes rapport aux dates moyennes sont probables sur toute la bande soudano-sahélienne de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad.

Des durées de séquences sèches plus longues ou équivalentes aux moyennes sont attendues dans la première moitié de la saison au Niger, au Burkina Faso, au Mali.

Dans la deuxième moitié de la saison, des durées de séquences sèches équivalentes ou plus longues que les moyennes sont probables sur toute la bande soudano-sahélienne.

Des écoulements atteignant ou dépassant la moyenne de la période de référence 1981-2010 sont attendus sur les bassins fluviaux de la zone soudano-sahélienne. En effet, les bassins des fleuves Niger et le bassin du système du Lac Tchad devraient connaître des écoulements supérieurs à la moyenne.

Les déficits hydriques, qui seraient liés aux dates de début de saison tardives attendues dans presque toute la bande Soudano-sahélienne et aux durées de séquences sèches plus longues en début de saison pourraient affecter l’installation des cultures (risques de mortalité de jeunes pousses et de ressemis), le développement des pâturages dans la zone pastorale et retarder le retour de la transhumance. Ils pourraient aussi occasionner une persistance de hautes températures et des vents de poussières favorables à la prolifération de germes de maladies épidémiques. En outre, les séquences sèches attendues vers la fin de la saison pourraient favoriser le développement de certains ravageurs des cultures, comme la chenille mineuse d’épis du mil.

Face à cette situation, il est recommandé de prendre les dispositions pour éviter les échecs de semis, résorber les déficits de production et prévenir les maladies à travers :
- le choix d’espèces et de variétés de cultures résistantes au déficit hydrique ;
- l’utilisation des techniques culturales favorisant l’économie de l’eau du sol ;
- la limitation des apports supplémentaires d’engrais azotés pendant la période d’installation des cultures ;
- la mise en place des stocks d’aliments bétail dans les zones à risque,
- la facilitation de l’accès aux points d’eau les plus proches pour les animaux
- la prévention des conflits entre agriculteurs et éleveurs dans les zones d’accueil, suite aux difficultés qu’auraient les éleveurs à remonter tôt vers le Nord, du fait retard probable dans le développement des pâturages et des points de surface dans la zone pastorale.

Télécharger l’intégralité du bulletin, 4 pages, 275 Ko.