RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Utilisation des pesticides Madaoua

Publié le lundi 24 décembre 2018

Pratiques paysannes d’utilisation des pesticides sur les cultures maraichères dans le département de Madaoua, Niger.

ZABEIROU HACHIMOU (1), (2), GUERO YADJI (1), TANKARI DAN BADJO ABDOURAHMANE (1), HAOUGUI ADAMOU (2) et BASSO ADAMOU (2)

(1) Faculté d’Agronomie / Université ABDOU Moumouni, Niamey-Niger Email : zabeirouha@yahoo.fr - (2) Département de Cultures Irriguées / Institut National de Recherche Agronomique du Niger - Niamey-Niger

L’étude a porté sur l’analyse des connaissances et des pratiques de producteurs maraîchers par rapport à l’utilisation des pesticides au Niger. Elle a couvert trois communes du département de Madaoua, Région de Tahoua, à savoir les communes de Galma, Madaoua et Sabon Guida par une enquête auprès de 300 producteurs. Il s’agit des communes d’intervention du projet Recherche Développement pour la Sécurité Alimentaire et le Changement Climatique-RED/SAACC qui a pris en charge l’étude.

Vingt-cinq (25) formulations de pesticides, toutes non homologuées par le Comité Sahélien des Pesticides CSP) sont régulièrement appliquées sur l’oignon, le chou et la tomate, trois cultures les plus importantes et les plus consommatrices de pesticides dans cette zone. Elles sont à base de 11 matières actives dont 2 appartenant aux Classes de danger de l’Organisation Mondiale de la Santé à savoir les classes Ia (extrêmement dangereux) et Ib (très dangereux).

Les familles chimiques les plus utilisées sont les organophosphorés (34,61 %), les pyréthrinoïdes (15,38 %) et les avermectines (11,53%). Environ 97 % des maraîchers interrogés admettent que l’emploi des pesticides permet de réduire les pertes liées aux ravageurs. Cependant, le choix de pesticides, les techniques d’application, les délais avant récolte, etc. ne répondent pas aux normes des bonnes pratiques phytosanitaires. Le taux élevé d’analphabétisme (plus de 67 % sont analphabètes), le manque d’information et de formation sur la manipulation des pesticides (plus de 87 % non formés) font que les producteurs n’ont pas une bonne connaissance des doses et de fréquences d’application, des règles sécuritaires de manutention, des règles d’hygiène et négligent souvent les risques de leur propre contamination (89 % traitent sans protection) et de pollution de l’environnement.

Télécharger l’étude pratiques utilisation des pesticides, 10 pages + annexes (2), 908 Ko.

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