RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Moringa au Niger

Publié le samedi 4 septembre 2010

Le moringa, une demande forte, une offre insuffisante

Le moringa c’est el maka en haoussa et windi boundou en djerma. En ce mois de septembre, il faut voir les véhicules chargés de sacs de feuilles de moringa pris d’assaut par les détaillantes sur les marchés de Niamey.

Pourtant c’est la saison des pluies, la pleine saison de production. Il faut dire que les habitants de Niamey sont de très gros consommateurs de cette feuille riche en vitamines, fer et autres éléments minéraux, et aussi en protéines. Ils ont raison, car 100 grammes de feuilles fraîches de Moringa apportent autant de protéines qu’un œuf, autant de calcium qu’un grand verre de lait et autant de fer qu’un morceau de viande. Et 100 grammes de feuilles de moringa ce n’est pas beaucoup. Fin août 2010 un tas de feuille fraiche de moringa se vend à 400 F.CFA au petit marché de Niamey, un tas qui pèse… 2,5 kg environ. Cela en fait des œufs et des verres de lait !

Le Niger, pays du moringa, est déficitaire

C’est vrai, c’est une surprise ! Le Niger importe du moringa en grandes quantités du Nigeria voisin. Une ONG, la Ligue des Coopératives des Etats Unis d’Amérique (CLUSA), qui appuie la chaîne de valeur moringa au Niger, avance le chiffre de 10.000 tonnes de feuilles séchées de moringa importées du Nigeria. Cela semble énorme, c’est une véritable fortune, c’est quand même dommage pour le revenu des producteurs nigériens.

La demande existe, l’offre reste insuffisante. Les deux grands bassins de production sont Maradi et ses alentours, Niamey et ses alentours. Pourtant, d’après tous les producteurs de moringa interrogés, cette culture rapporte, et même beaucoup.

En plus, au même titre que les autres cultures, il est possible d’améliorer la productivité des parcelles de moringa. L’Institut International de Recherches Agronomiques dans les Zones Semi-arides et Tropicales (ICRISAT) travaille depuis 2003 sur la sélection variétale et propose aujourd’hui une variété plus productive, la PKM-1. Un mode de conduite plus adaptée de la culture est également proposé.

A lire l’ensemble de l’article dans le fichier joint.

Cet article est tiré du bulletin RECA INFO n°9 de septembre 2010. Il a été rédigé par Aïssa Kimba, Boubacar Dan Marafa (RECA) et Hima Abdou (ONG CLUSA).