RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Céréales / le défi à relever au niveau régional

Publié le jeudi 9 décembre 2010

Le ROPPA et SOS Faim ont organisé, les 23, 24 et 25 novembre 2010, à Ouagadougou, au Burkina Faso, un séminaire sur le thème du développement des filières céréalières en Afrique de l’Ouest.

La rencontre a rassemblé les représentants d’une cinquantaine de structures ouest-africaines et européennes dont la FUCOPRI et la Fédération Mooriben pour le Niger.

L’objectif de la rencontre était de « déterminer les conditions nécessaires pour que les agricultures familiales ouest-africaines puissent relever le défi de l’approvisionnement céréalier régional ».

Les participants ont élaboré un mémorandum en 59 points. D’accord, c’est beaucoup et cela fait quand même 11 pages de diagnostic, propositions et recommandations, mais… c’est important à connaître et à comprendre. Et puis, il n’y a pas de secret, si nous voulons discuter « politiques agricoles » avec les représentants de l’Etat et également les « PTF », il faut que les responsables des organisations professionnelles agricoles maîtrisent toujours plus leurs sujets. Il est important que ceux qui n’ont pas pu participer à cette rencontre prennent connaissance et s’approprient le résultat de ces travaux.

Le RECA vous propose donc de lire un résumé des résultats de la rencontre, résumé disponible sur le blog de SOS Faim et de prendre connaissance du document contenant les propositions et recommandations.

Comme mentionné dans le point 15 de ce mémorandum, « la région s’est dotée d’une politique agricole régionale, l’ECOWAP. La participation des OP dans le processus à permis de placer la souveraineté alimentaire de la région et la modernisation des exploitations familiales au cœur de cette politique. Les Programmes nationaux et régionaux ECOWAP/PDDAA (PNIA et PRIA) constituent le cadre de mise en œuvre de cette politique. »

Cela tombe bien, le PNIA du Niger sera présenté en atelier les 14 et 15 décembre et les représentants des organisations professionnelles agricoles auront leur mot à dire. Une raison de plus de prendre connaissance de ce document.


Présentation de la rencontre de Ouagadougou

Conscients que la sous-région va devoir relever le défi majeur de nourrir une population appelée à doubler dans les 30 prochaines années, les représentants de huit pays d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires européens partagent une vision.

« L’enjeu de l’agriculture sera de moderniser sans exclure, car il ne sera pas possible de nourrir les populations d’Afrique de l’Ouest sans les petits producteurs et pas davantage sans la mise en place de politiques agricoles cohérentes. »

Les signataires rappellent que la préférence communautaire sur le commerce des céréales et le soutien des prix ont constitué les deux piliers sur lesquels l’Union européenne a forgé le développement de sa souveraineté alimentaire et de ses exportations.

Les signataires s’emploient à « briser le tabou des subventions agricoles » et pressent leurs gouvernements de faire à leur tour de l’agriculture un moteur de développement.

Dans cette perspective, le développement agricole souhaité sera fondé prioritairement sur la modernisation des exploitations familiales et l’intégration au marché régional afin que la souveraineté alimentaire soit au cœur de la politique agricole régionale.

Parmi les principaux points du mémorandum, on relève encore que « les subventions à l’agriculture vivrière ouest africaine sont indispensables pour corriger les effets de la concurrence déloyale exercée par les importations subventionnées, réduire les coûts de production et accroître la productivité et enfin, faciliter l’accès à l’alimentation des populations vulnérables. »

D’autres revendications portent sur le crédit : « …le secteur bancaire doit réinvestir dans le financement de la production et de la commercialisation. Les règles de la BCEAO, ainsi que des autres banques centrales, doivent être adaptées à ces exigences [et besoins spécifiques]. »

L’un des participants, Mamoudou Hassane, le Secrétaire exécutif de l’organisation paysanne Mooriben au Niger de conclure : « Ce séminaire devrait achever de déclencher une prise de conscience de l’importance des filières céréalières. Il y a des propositions concrètes qui doivent servir de cheval de bataille pour nos organisations… »

Ce texte est un extrait du blog de SOS Faim ->http://blog.sosfaim.org/2010/12/08/...

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