RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Test de fertilisants d’origine humaine

Publié le samedi 11 juin 2011

L’urine testée dans l’agriculture nigérienne

Le Centre Régional pour l’Eau Potable et l’Assainissement à faible coût (CREPA), le Projet de Promotion de l’Initiative Locale pour le Développement d’Aguié (PPILDA) et le SEI mènent en partenariat le projet Assainissement Productif - Aguié (APA) pendant 18 mois (octobre 2008 – février 2010).

Le FIDA finance la grande partie de ce projet qui vise l’amélioration de la santé et la sécurité alimentaire à travers la collecte, traitement et finalement la valorisation de l’excréta humain (urine et fèces).

La recherche sur l’efficacité de l’urine et les fèces comme fertilisants a été concluante dans beaucoup de pays du monde, comme la Suède, l’Allemagne, la Chine, l’Inde, le Zimbabwe et depuis 2002 dans 10 pays en Afrique de l’Ouest qui font partie du programme ECOSAN du réseau CREPA. Au Niger, le CREPA appuyé par l’Université d’Agronomie de Niamey, ont fait des tests expérimentatrices à Torodi en 2006-2007. Le projet AP-Aguié a ensuite adopté la valorisation de ces fertilisants d’origine humaine dans huit (08) villages pour améliorer la sécurité alimentaire.

Les fertilisants d’origine humaine – des ressources disponibles à tous

Annuellement la quantité de fertilisants dans l’urine et les fèces d’une famille à Aguié (9 personnes) correspondent aux fertilisants chimiques contenus dans un sac d’urée (50kg) et un sac de NPK15:15:15 (50 kg), qui valent pour l’instant environ 30.000 CFA sur le marché locale.

L’urine contient la grande majorité de l’azote et du potassium excrété du corps, tandis que la distribution du phosphore est plus équilibrée entre les urines et les fèces (Jönsson et al, 2004). Les éléments dans l’urine sont sous formes minéralisés, et directement assimilables par les plantes.

La collecte d’urine avec des urinoirs simples a joué un rôle important pour une meilleure gestion des éléments nutritifs dans les villages d’Aguié. L’urine est rapide à traiter. Après un mois de stockage dans un récipient fermé les germes sont éliminés et est ensuite donné le nom « Takin Ruwa » (engrais liquide).

Dispositif expérimental à Aguié pour tester le Takin Ruwa comme fertilisant

Le projet s’est basé sur l’expérimentation participative pour introduire l’utilisation de Takin Ruwa dans les villages tests. 25 producteurs ont testé le Takin Ruwa sur des les cultures maraichères. Ensuite 120 paysans ont été encadrés par des tests sur les cultures pluviales.

Lire la suite et voir les résultats des tests (note courte 3 pages - 152 Ko)

Télécharger le rapport de capitalisation (35 pages – 2,9 Mo)