Semences de pomme de terre / brèves
Publié le jeudi 31 décembre 2009
Les coûts de production de la pomme de terre sont élevés, en moyenne 2.000.000 F.CFA par ha, et les plants représentent la moitié de ces coûts. L’approvisionnement en semences est donc particulièrement important pour les producteurs. Cette note rédigée par le RECA est destinée à partager les informations disponibles pour améliorer les services apportés aux producteurs.
La note présente des informations brèves :
* l’approvisionnement en semences ces dernières années * les approvisionnements de la campagne en cours * les producteurs se professionnalisent et s’autonomisent * la question des droits de douanes et taxes * l’Université de Niamey devrait produire des vitro plants * une cave de conservation des semences en construction à Bonkoukou.
Les producteurs se professionnalisent et s’autonomisent
La Fédération des Coopératives Maraîchères du Niger (FCMN Niya) a commandé 48 tonnes de semences de différentes variétés de pomme de terre à la société GERMICOPA en France pour un montant de 51.000 €.
La FCMN a pu obtenir un crédit documentaire en faveur de son fournisseur par l’intermédiaire de sa banque, la BOA.
C’est une étape importante que vient de franchir la FCMN. Jusqu’à présent les organisations de producteurs ne peuvent que rarement commander directement des semences à des fournisseurs étrangers car ceux-ci exigent d’être payés à la commande. En l’absence de fonds propres, cela oblige les organisations de producteurs de demander à leurs membres d’avancer le montant des semences qu’ils comptent acheter… plusieurs mois à l’avance. C’est souvent impossible pour différentes raisons. Donc, jusqu’à présent, les organisations de producteurs, qui veulent commander des semences pour leurs membres, sont dépendantes d’un projet ou d’une ONG.
Il existe cependant un mode opératoire conçu pour ces opérations d’importation et qui permet de sécuriser le fournisseur à l’étranger, il s’agit du « crédit documentaire ». Le crédit documentaire est l’engagement pris par la banque de l’importateur (ici la BOA pour la FCMN) de garantir à l’exportateur le paiement des marchandises dès réception par le client.
C’est la procédure qu’a utilisé la FCMN, accompagnée dans sa démarche par les projets Capitalisation et IARBIC de la FAO. De plus, à la demande de la FCMN, le fournisseur (ici la société GERMICOPA en France), assuré du paiement des semences par l’engagement de la banque grâce au crédit documentaire, a accepté un délai de paiement à 3 mois après la livraison. La FCMN a ainsi pu commander des semences sans avoir besoin de sortir une trésorerie importante. Le délai de paiement de 3 mois après la livraison lui permet de distribuer les semences, qui sont vendues comptant, de récupérer l’argent et de payer le fournisseur. Evidemment l’organisation de producteurs doit être connue et avoir la confiance de la banque locale, qui prend l’engagement de payer le fournisseur. La FCMN a ainsi pu approvisionner les producteurs de pomme de terre en semences de qualité et à la bonne date pour cette campagne, ce qui n’avait pas été possible l’année dernière. C’est un beau succès.
Documents joints
![]() Breves_semences_Pdt – 147.5 ko – Format : Word |

