RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Phosphates /Essais Niger, les résultats

Publié le dimanche 23 septembre 2012

Les phosphates, une richesse pour l’agriculture Ouest africaine / Résultats pour le mil et le niébé au Niger

Sélection des résultats pour le Niger / Mise en page RECA

De 2005 à 2007, il a été conduit, dans la partie sahélienne de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Burkina Faso, Niger) le projet « Promotion de l’utilisation des phosphates naturels pour la recapitalisation des terres dans le Sahel », financé par la Banque africaine de développement (BAD), à travers le Fond compétitif régional du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF). Le but de ce projet était de promouvoir des approches optimales d’utilisation des phosphates naturels restaurant et maintenant la productivité des sols.

Cette note est tiré du bulletin « Coraf Action n°59 / 2ème trimestre 2011 » dont le titre est : « Les phosphates, une richesse pour l’agriculture Ouest africaine » qui présente les résultats obtenus par ce projet dans chacun des pays. La note présente les résultats du Niger.

Les principaux résultats :

- Concernant les effets de la localisation du phosphore, on peut dire que son efficience d’utilisation est meilleure avec l’application localisée au poquet, et ce, quelle que soit la source - PS, PSS ou NPK.

En effet, elle passe, en moyenne, de 21,7 kilos de grains à l’ha par kilo de phosphore avec le PSS (phosphate super simple) appliqué à raison de 13 kilos à l’hectare à la volée, à 86,7 kilos de grains à l’ha par kilo de phosphore avec le PSS appliqué à raison de 13 kilos à l’hectare à la volet et de 4 kilos à l’hectare, au poquet.

Avec le NPK triple 15, l’efficience d’utilisation passe de 31 kilos de grains par kilo de phosphore, à la volée, à 117 kilos de grains par kilo de phosphore, au poquet.

Et les chercheurs de préciser que « les mêmes conclusions sont valables pour le niébé. » En tout état de fait, ils observent que l’efficience d’utilisation du PNT est améliorée, lorsqu’ils sont combinés au PSS ou au NPK, la meilleure combinaison étant avec ce dernier.

- Enfin, en évaluant les technologies des systèmes de culture et d’engrais minéraux sur les rendements du mil et du niébé, ils ont pu noter que l’utilisation combinée de NPK triple15 et phosphate naturel de Tahoua (PNT), respectivement à la dose de 4 kilos de phosphate à l’hectare au poquet (NPK) et à la dose de 13 kilos épandus à la volée (PNT) permet d’obtenir des rendements de mil et de niébé 2 à 3 fois plus élevés que ceux du témoin, selon qu’on est en culture pure ou en culture associée.

- Au Niger, les chercheurs observent que l’utilisation du phosphate naturel de Tahoua améliore non seulement les rendements par rapport au champ témoin, mais aussi procure des rendements qui représentent en moyenne 76 % de ceux obtenus avec le phosphate soluble vulgarisé.

- Les différents tests ont aussi mis en évidence les effets de la localisation des engrais phosphatés solubles et naturels à la fois sur les rendements et l’efficience de l’utilisation du phosphore.

Equipe de recherche du projet : Moussa Salou, Mahamadou Gandah (INRAN), Amadou Bassirou (Projet Intrants FAO), Tabo Ramadjita (ICRISAT Niger)

Télécharger l’intégralité de la note avec les tableaux de résultats des différents essais et les commentaires, 8 pages, 626 Ko.

Voir la fiche technique de l’INRAN : Application à la volée de l’engrais phosphaté soluble ou naturel sur les cultures pluviales.

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