RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Lait Zinder /Diagnostic chaîne de valeurs

Publié le vendredi 14 juin 2013

Lait de vache et produits laitiers dans la Région de Zinder / Analyse – diagnostic de la chaîne de valeurs

Maazou ALI Hadi, Agroéconomiste, Spécialiste des chaines de valeurs de produits agropastoraux - Mai 2013

Voici une nouvelle étude sur une chaîne de valeur réalisée par la SNV Niger (Organisation Néerlandaise de Développement), elle concerne cette fois le lait de vache et ses produits transformés dans la région de Zinder. Cette étude est particulièrement intéressante à lire en entier. Nous vous proposons ci-dessous quelques extraits pris dans le texte. Cela ne constitue pas le résumé de l’étude, il se trouve en page 4.

Dans la région de Zinder, le cheptel laitier aurait produit en 2012 environ 230 millions de litres de lait. La chaine de valeurs « lait de vache » aurait drainé à elle seule, environ 105 millions de litres en 2012, pour une valeur marchande estimée à 31,5 milliards de FCFA.

Les systèmes pastoraux qui sont pratiqués sont de trois types :
- L’élevage sédentaire qui est de loin le mode le plus important porte sur 70% des effectifs du cheptel régional ;
- L’élevage nomade pratiqué essentiellement dans les départements de Gouré et de Tanout porte sur 21% du cheptel de la région de Zinder ;
- L’élevage transhumant porte sur 9% du cheptel total de la région.

(Source : Plan de Développement Régional de Zinder 2012-2016)

La chaine de valeurs « lait de vache » se fédère en plusieurs sous-produits transformés et non transformés :
- Les produits transformés : lait caillé, le fromage ou Tchoukou, le beurre solide et le beurre liquide
- Le produit non transformé : le lait frais vendu en l’état aux consommateurs, ou utilisé comme intrant par la transformation artisanale de « Alkaki »

L’analyse-diagnostic a relevé que le long des circuits d’approvisionnement, les gros commerçants de lait caillé de vache pratiquent « le mouillage » à outrance avec du lait fabriqué à base du lait en poudre, ce qui fait baisser la qualité et le prix.

Ainsi, afin de rapprocher l’offre à la demande, plusieurs stratégies ont été développées par les femmes d’éleveurs vivant à proximité des grands centres, comme les chefs-lieux de communes/départements que nous avions visités lors de la mission ; soucieuses de préserver leurs sources de revenus, mais n’ayant pas ou très peu d’excédent de lait cru à leur disposition, les femmes d’éleveurs se sont ainsi créées une petite opportunité de commerce en saison sèche qu’il y’a lieu de développer dans le cadre de ce projet pour relever le niveau de l’offre.

De gros opérateurs du Tchoukou, achetant des millions de feuilles, stockent, transforment en brisure pour écouler en demi-gros ou détail aux ménages et aux transformatrices des bouillies « Mardam » en période de Ramadan.

Télécharger l’étude, 37 pages et annexes, 1,4 Mo.