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Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Bulletin Albichir 94/Juillet 2017

Publié le samedi 2 septembre 2017

Bulletin Albichir No 94 – Juillet 2017

Analyse approfondie des marchés et de la sécurité alimentaire au Niger.

Ce bulletin est envoyé par mail par le Système d’Informations sur les Marchés Agricoles (SIMA).

Points saillants pour Juillet 2017 :
- Une stabilité des prix des céréales sèches, du fait de l’équilibre entre l’offre et la demande de ces produits sur les marchés suivis ;
- Une hausse significative des prix constants par rapport au niveau de juillet 2016, à la moyenne des cinq dernières années et à la moyenne de juillet calculée sur 20 ans (1997-2016) sur les marchés des chefs-lieux des régions ;
- Les différentiels de prix favorables à l’importation à partir de Malanville au Bénin et Namounou au Burkina Faso vers les localités de Gaya et Torodi au Niger respectivement ;
- Des termes de l’échange en défaveur aux producteurs d’oignon, aux éleveurs et aux producteurs vendeurs du bétail.

Point spécial :

Sur les 12 384 villages agricoles suivis, 12 279 villages présentent de semis au 10 août soit 99%.

En ce mois de juillet 2017, l’offre des principales denrées est satisfaisante sur la majorité des marchés de la zone agricole. Cependant, cette offre demeure précaire voire préoccupante dans toute la zone pastorale.

L’analyse du différentiel de prix du mil montre que les marges bénéficiaires ne sont favorables pour l’importation des principales céréales (mil et maïs) qu’à partir de Malanville au Bénin et Namounou au Burkina Faso.

Le prix moyen du mil est supérieur à 270 FCFA/kg sur presque tous les marchés des chefs-lieux des départements. Les niveaux actuels demeurent très élevés pour faciliter l’accessibilité alimentaire des ménages pauvres et très pauvres, en cette période de soudure.

Le graphique ci-dessous montre que les prix constants du mil, sont en augmentation en juillet 2017 par rapport au niveau de juillet 2010, de la même période de 2016 et à la moyenne des cinq dernières années.

Les termes de l’échange

L’accès des ménages aux produits alimentaires peut être également appréhendé par l’analyse des termes de l’échange. Les termes de l’échange permettent d’estimer la quantité de céréales qu’un ménage peut acheter avec le prix d’un bouc d’environ an, d’un sac de 100 kg d’oignon ou de niébé.

Les termes de l’échange bouc contre mil sont restés presque stables au cours de ce mois sur la plupart des marchés à bétail. A titre d’exemple, sur un marché d’Abalak/Tahoua dans la zone pastorale, la vente d’un bouc ne permet à l’éleveur d’acquérir que 26 kg de mil contre 25 Kg en juin 2017.

Les termes de l’échange oignon contre mil sur le marché d’Agadez indiquent une sensible baisse des possibilités d’accès aux céréales des producteurs d’oignon. En juillet 2017, lorsqu’un producteur de cette localité, vend un sac de 100 kilogrammes d’oignon, il peut acheter 80 kg de mil contre 85 kg en juin 2017.

Le rapport niébé/mil sur le marché de Birni NGaouré indique une sensible baisse des capacités d’achat des céréales des producteurs de niébé. En juillet 2017, lorsqu’un producteur de cette localité, vend un sac de 100 kilogrammes de niébé, il peut acheter 123 kg de mil contre 131 kg en juin 2017.

Au cours du mois de juillet 2017, les marchés suivis sont marqués par une quasi-stabilité des prix moyens des céréales sèches, à cause de l’équilibre entre l’offre et la demande de ces produits sur les marchés suivis, en cette période de soudure.

Télécharger l’intégralité du bulletin Albichir Juillet 2017, 8 pages, 1,5 Mo.