RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

GDT : densifier les banquettes /un risque

Publié le lundi 5 mai 2014

Ounoufa : Réaliser des banquettes entre d’anciennes banquettes, un risque pour un reboisement réussi.

Rédaction équipe technique RECA.

Le plateau de Onoufa se trouve à la sortie de Niamey sur la route de Torodi, au niveau du poste de gendarmerie, après le péage. On y trouve les différentes techniques utilisées par le Programme de lutte contre l’ensablement du fleuve Niger (PLCE) : cordons pierreux, banquettes en terre, demi-lunes avec semis et plantations d’arbres.

En 2007, sur la surface plane du plateau, il a été réalisé des banquettes avec plantation de gommiers (Acacia senegal) et de Bauhinia rufescens. Les arbres se sont bien développés (photo en haut, à droite) et un grand nombre atteint aujourd’hui 3 à 4 mètres après 7 ans et pourraient être exploités pour la production de gomme arabique. C’est aménagement est, à notre avis, une des plus belles réussites de reboisement d’un plateau dans la région Ouest du Niger.

La réalisation des banquettes avec plantation d’arbres en bordure du bourrelet permet de reconstituer le fonctionnement naturel des formations végétales dénommées « brousse tigrée », caractéristiques des plateaux de la partie Ouest du Niger. La brousse tigrée est une alternance de végétation et de zones au sol nu qui s’organisent perpendiculairement à la pente. Les zones nues ne sont pas des espaces perdus ; elles servent d’impluvium et permettent l’alimentation en eau et la croissance des espèces végétales dans les bandes boisées.

Mais en début année 2013, une visite sur le plateau a permis de constater que de nouvelles banquettes ont été réalisées sur ce plateau entre les anciennes banquettes.

Ce nouvel aménagement semble risqué. Le premier aménagement avait parfaitement réussi et le développement de la végétation était normal. Les impluviums ont permis une croissance très satisfaisante des gommiers. En diminuant très fortement la surface d’impluvium, on obtient automatiquement une diminution de l’alimentation en eau des arbres plantés. Pourquoi prendre ce risque ?

Lire l’intégralité de la note, 3 pages, 750 Ko.