RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

La tomate sur le marché de Niamey

Publié le mercredi 21 janvier 2015

La tomate sur le marché de Niamey en fin d’année 2014 / Note d’étape.

Rédaction Abdoulaye Ali Koura (RECA / CECI).

Afin de mieux cerner le fonctionnement de l’approvisionnement en produits maraîchers des principaux marchés de la ville de Niamey, et assoir par la suite un dispositif d’information sur les marchés des produits maraîchers, le RECA a organisé des visites de plusieurs marchés (Harobanda, Wadata, Dar es Salam, Katako et Petit marché / Djémadjé). Ces visites ont permis de dégager des marchés de gros et des marchés secondaires.

- Le marché Djémadjé (DJ) est le marché de gros pour la majorité des produits frais. C’est le carrefour des rencontres entre les revendeurs, les producteurs / revendeurs de Niamey et de la ceinture maraîchère sur les deux rives du fleuve, les importateurs, les commerçants grossistes et certains boutiquiers de Niamey.
- Le marché de Harobanda (HB) est le second marché de gros produits frais. A certaines périodes, il peut devancer le marché Djémadjé sur certaines spéculations comme la tomate locale, l’oignon violet de Galmi (à cause du comptoir d’oignon), le moringa et l’aubergine.
- Le marché de Katako (KA) faisait partie de cette étude mais il s’est avéré un marché de gros pour d’autres types de produits non prévus par l’étude, à savoir, la canne à sucre, les fruits (banane, citron, etc.), les arachides, les tubercules (igname, patate douce, manioc).
- Dar Es Salam (DES) et Wadata (WA) dépendent essentiellement de Djémadé pour leur approvisionnement et on y trouve surtout des détaillants qui vendent des tias et des petits tas.

Le marché Djémadjé est le marché de gros (vente en sacs, en paniers ou en cartons) le plus important de la ville de Niamey. Les prix des produits frais de la dernière semaine du mois de novembre et celui de la première semaine du mois de décembre 2014 témoignent de la forte fluctuation du prix de certains légumes frais sur les différents marchés de Niamey.

La tomate fraiche arrive au marché Djémadjé dans des paniers dénommés tchila. Un tchila contient un minimum de 30 kg de tomates. Il existe un tchila « courant » et un tchila de plus grande taille mais moins utilisé. Pendant la période considérée, le marché était approvisionné par des productions provenant de la ceinture de Niamey et du Burkina Faso.

En dehors de la semaine 49, la tomate du Burkina a toujours un prix nettement plus élevé que la tomate du Niger. Une meilleure qualité (taille, homogénéité et conservation) peut expliquer cette différence de prix mais également le « marketing » qui permet le placement des cartons de tomates à crédit.

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