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Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Cadre GES/PASEC

Publié le mardi 15 mars 2016

Cadre de gestion environnemental et social (CGES) et Plan de Gestion des Pestes et des Pesticides (PGPP) du Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux Risques Climatiques (PASEC).

1. Le Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux Risques Climatiques (PASEC)

Le Gouvernement de la République du Niger, avec l’assistance de la Banque Mondiale, est en cours de préparation du Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux risques Climatiques (PASEC).

Ce nouveau projet vise à contribuer à l’atteinte des objectifs du Gouvernement nigérien en matière d’agriculture tels que déclinés dans la politique et les axes d’intervention de l’Initiative 3N, qui constituent eux-mêmes une déclinaison nationale du Plan de Développement Détaillé pour l’Agriculture en Afrique (PDDAA) et de la Politique Agricole Commune de la CEDEAO (ECOWAP).

L’objectif de développement du projet est d’accroître la productivité agricole et la résilience à la sécheresse de système de production agro-sylvo-pastoraux au niveau des ménages et communautés cibles et d’améliorer les capacités du Gouvernement du Niger à répondre promptement et efficacement à toute situation de crise ou d’urgence éligible.

Le Projet mettra à l’échelle des techniques, technologies et pratiques éprouvées déjà au Niger ou dans des contextes agro-climatiques similaires et assurant au mieux la réalisation du triple gain de l’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) : l’augmentation durable de la productivité et des revenus agricoles (sécurité alimentaire) ; l’adaptation et le renforcement de la résilience face aux impacts des climatiques (adaptation) ; et la réduction des émissions de gaz à effet de serre par unité de produit, et la séquestration de carbone (l’atténuation), le cas échéant.

Les composantes du projet sont les suivantes : (i) Composante A - Mise à l’échelle des pratiques d’agriculture intelligente face au Climat (Appui à la préparation de plans AIC et renforcement de capacités ; Financement de sous projets intégrés d’AIC en faveur des communes ; Financement de sous projets d’AIC à l’échelle de l’exploitation agricole (en faveur des agriculteurs/organisation de producteurs) ; (ii) Composante B / Renforcer les institutions et les services en faveur de l’agriculture intelligente face au climat (Amélioration de l’accès des agriculteurs au financement agricole ; Amélioration de l’accès des producteurs à l’information ; Renforcement des services agricoles en faveur de l’agriculture intelligente face au Climat) ; (iii) Composante C / Mécanisme de réaction rapide face à l’urgence et (iv) Composante D / Coordination et Gestion du Projet

2. Le Cadre de gestion environnemental et social (CGES) / Rapport définitif - janvier 2016

Le CGES a pour objet de déterminer les mécanismes et procédures d’identification et de gestion des incidences environnementales ou sociales liées à la préparation, la mise en œuvre et le suivi des sous-projets.

Etant donné que les détails spécifiques des différentes interventions ne sont pas entièrement connus au stade de l’élaboration du projet, il a été retenu de préparer un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES), pour faire en sorte que les préoccupations environnementales et sociales des futures activités du projet soient bien prises en compte depuis la planification, jusqu’au suivi de la mise en œuvre.

Le CGES inclut un processus de sélection environnementale et sociale qui permettra aux institutions chargées de la mise en œuvre du projet de pouvoir identifier, évaluer et atténuer les impacts environnementaux et sociaux potentiels des activités du projet au stade de planification.

Le CGES détermine aussi les dispositions et responsabilités institutionnelles à prendre durant la mise en œuvre du projet.

Le CGES inclura un Plan cadre de gestion environnementale et sociale (PCGES) pour assurer une mise en œuvre efficace des activités.

L’étude a été réalisée sous la supervision globale du Haut-Commissariat de l’Initiative des 3N, du PRODEX et du Comité de suivi et de supervision technique du processus de formulation du PASEC, en relation étroite avec le BEEEI, les autres départements sectoriels impliqués dans le PASEC (Agriculture, Elevage, Eaux et Forêts), les programmes et projets, et les communes et les populations bénéficiaires dans les zones d’intervention.

Le présent CGES comprend les chapitres suivants :

- Résumé
- Brève description du Projet, des types d’investissements et des sites potentiels
- Situation environnementale et sociale dans la zone d’intervention du Projet dans le Pays
- Cadre politique, administratif et juridique en matière d’environnement
- Mécanisme d’approbation des études d’impact environnemental du pays
- Evaluation des capacités institutionnelles
- Analyse des alternatives
- Identification et évaluation des impacts environnementaux et sociaux potentiels et de leurs mesures d’atténuation
- Méthodologie pour la préparation, l’approbation et l’exécution des sous-projets
- Cadre de Résultat des Mesures d’Atténuation et de Suivi Environnemental et Social
- Renforcement des capacités institutionnelles : formation, information et sensibilisation
- Plan de suivi
- Consultation du public
- Budget de mise en œuvre du CGES
- Annexes

Télécharger le CGES, 161 pages, 8,2 Mo.

3. Le Plan de Gestion des Pestes et des Pesticides (PGPP) / Rapport définitif – janvier 2016

Le Plan de Gestion des Pestes et des Pesticides (PGPP) est conçu pour minimiser les effets potentiels négatifs sur la santé humaine, animale et l’environnement pouvant en découler, et pour promouvoir la gestion intégrée des pestes. Le présent PGPP n’a pas l’ambition de régler toute la problématique liée aux nuisibles et aux pesticides. Il permet juste d’initier un processus et d’appuyer les réponses nationales dans ce domaine, tout en capitalisant les expériences des projets passés ou en cours.

Les pesticides sont parfois utilisés de façon incontrôlée, ce qui pose fondamentalement un problème d’information et de sensibilisation. Les magasins de vente ne sont pas toujours appropriés, et certains produits vendus sont périmés. Les producteurs agricoles ne disposent pas en général de magasins appropriés de stockage des pesticides. La plupart des usagers privés, y compris les populations, ignorent les méthodes d’utilisation adéquate et pertinente des pesticides et les différentes méthodes alternatives notamment dans le cadre d’une gestion intégrée.

Aussi, pour renverser les tendances négatives et insuffisances notées dans la lutte contre les nuisibles et la gestion rationnelle des pesticides, le plan d’action proposé dans le présent PGPP mettra l’accent sur : le renforcement de capacités institutionnelles et techniques ; la promotion des bonnes pratiques de gestion des pesticides basé sur le respect de la réglementation, de l’amélioration des conditions de transport, l’amélioration des infrastructures d’entreposage, l’utilisation judicieuse des pesticides, la gestion des emballages vides, la gestion des stocks obsolètes ; ii) la promotion des méthodes de lutte non chimiques contre les parasites comprenant la lutte biologique et la gestion intégrée de la production et des déprédateurs ; l’appui dans le contrôle de l’application de la réglementation, la formation des acteurs, les campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation ; le suivi-évaluation ; etc.

Télécharger le PGPP, 111 pages, 5,6 Mo.

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