RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Du gaz pour irriguer

Publié le mercredi 14 novembre 2018

Utilisation du gaz butane pour l’irrigation dans la Région d’Agadez.

Rédaction : Djibo Moussa Issiakou, Ali Madou Adjia, Ibrahim Sidi Ouattara / Conseillers Agricoles Chambre Régionale d’Agriculture d’Agadez.

L’utilisation du gaz butane pour l’irrigation, à la place de l’essence, est une innovation qui avait été présentée par un inventeur nigérien au dernier SAHEL 2018. Cette technologie a commencé à se développer dans la Région d’Agadez au cours du premier semestre 2018. Elle est en train de prendre de l’ampleur au vu des avantages économiques par rapport à l’essence. La présente note présente les avantages de l’utilisation de cette technologie, les inconvénients et les mesures à prendre pour minimiser les risques.

Avant l’installation, le carburateur de la motopompe est modifié par les réparateurs de motopompe ou remplacé par un carburateur pré-modifié (par d’autres réparateurs).

Après la modification, la motopompe est démarrée avec un peu d’essence. Ensuite on ferme le robinet d’essence puis on ouvre celui du gaz avant que le moteur ne s’arrête. Par itération, le régime du moteur est stabilisé par le bouton de réglage du flux du gaz.

La principale raison qui pousse les producteurs à l’adoption de cette technologie est la réduction du coût d’irrigation.

Dans la vallée d’Afassas sur le site d’Anouzougrin, Maoua Akouna, un exploitant agricole, a conduit une expérience pour comparer l’utilisation du gaz et celle de l’essence sur sa parcelle de 3 000 m2. D’après ses résultats, ce producteur gagne 14.300 F.CFA par tour d’irrigation sur sa parcelle de 3000 m² en irrigant avec du gaz. Ce qui fait un gain de 47 700 F.CFA à l’hectare avec l’utilisation du gaz par rapport à l’essence.

Bien que présentant des avantages, l’utilisation du gaz butane rencontre des contraintes et présente des risques.

Télécharger la note de la CRA Agadez, 3 pages, 611 Ko.

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