RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Les cuvettes de Diffa /Typlogie

Publié le samedi 5 février 2011

Etude sur l’inventaire et la caractérisation pédologique et hydraulique des cuvettes oasiennes dans le Département de Maïné-Soroa

Typologie des cuvettes et bas-fonds et possibilité d’exploitation agricole et de valorisation

Septembre 2005, 25 pages

Etude réalisée par Ambouta Karimou J.M.,Zabeirou Toudjani, Guéro Maman et Amadou Bachir / ONG Karkara, AFVP - Projet d’Appui à la Gestion des Ressources Naturelles (PAGRN)


Cette étude a été financée par la Coopération danoise dans le cadre de la 2ème phase du Programme d’Appui Danois au Développement Rural (ADDR2). Ce programme a précédé le Programme d’Appui au Secteur Rural (PASR) 2009-2013 financé avec l’appui de la Coopération danoise, dont la Chambre Régionale d’Agriculture (CRA) de Diffa est un des acteurs. La CRA de Diffa s’est mobilisée pour que le travail des structures et équipes précédentes soit disponibles et puissent servir à orienter les activités actuelles ou à venir.


Les cuvettes (localement dénommées n’gors) sont des dépressions interdunaires de section très variée. La dénivelée oscille entre 10 et 40 m. Dans la dépression, la végétation et les types de sols s’organisent en auréoles concentriques descendant en pente douce vers le centre avec invariablement l’auréole externe constituée essentiellement de doumiers denses (Hyphaene thebaica) et la plage centrale nue plus ou moins natronnée, parfois occupée par une mare. Dans les cuvettes, la profondeur de la nappe varie généralement de 0 à 5 m et reste toujours inférieure à celle du plateau sableux environnant.

Les bas-fonds (localement dénommés fayas) sont des segments généralement étirés de vallées sèches, à dénivelée n’excédant pas 10 m, à fond plat occupé par une végétation ligneuse dense et variée dominée par Acacia raddiana. La profondeur de la nappe peut atteindre 10 m.

Pour la typologie des cuvettes, 2 facteurs jugés comme étant les plus discriminants de ces unités de paysage ont été retenus : la profondeur de la nappe et le type d’exploitation. Sur la base de la profondeur de la nappe déterminée à partir de la zone centrale la plus basse, on distingue 3 grands types de cuvettes :

- les cuvettes à eau affleurante (CEA) : nappe inférieure à 1,5 m ;
- les cuvettes à eau intermédiaire (CEI) : nappe entre 1,5 et 4 m ;
- les cuvettes à eau profonde (CEP) : nappe supérieure à 4 m.

Ces types de cuvettes s’organisent selon un gradient Sud-Nord, les cuvettes à eau affleurante étant localisées principalement dans le Sud-ouest du département.

Si à la profondeur de la nappe on surimpose le type d’exploitation, 3 groupes peuvent être dégagés dans chaque grand type :

- les cuvettes agricoles (cultures pluviales et/ou irriguées) ;
- les cuvettes pastorales ;
- les cuvettes agro-pastorales (pastoralisme et cultures pluviales et/ou irriguées).

Bien que non toujours vérifiée, on observe tout de même une bonne relation entre la profondeur de la nappe dans les cuvettes et leur exploitation : les Cuvettes à eau affleurante et intermédiaire sont essentiellement agricoles avec développement important de l’arboriculture et du maraîchage alors que les cuvettes à eau profonde sont presque exclusivement pastorales avec localement des cultures pluviales et quelques petits jardins. Quant à l’extraction du sel et du natron, elle n’est jugée discriminante pour être utilisée comme critère de classification des cuvettes que lorsqu’elle est exclusive ou constitue l’activité la plus importante menée dans la cuvette.

Concernant les bas-fonds, seul le type d’exploitation a été utilisé pour les classer. Ainsi, on distingue :

- les bas-fonds de culture pluviale ;
- les bas-fonds pastoraux ;
- les bas-fonds mixtes.

Pour chacun des types de cuvette et de bas-fond, l’étude donne une description des sols et des aptitudes agricoles, accompagnées de propositions.

Télécharger le document complet