RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

F.T. Neem 2013

Publié le jeudi 10 octobre 2013

Fiche technique : préparation d’une solution aqueuse de neem contre les ravageurs des cultures maraîchères

Le RECA est associé dans la mise en œuvre de la composante du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) intitulée « Mise en place d’un système de gestion des connaissances, de l’information et de la communication » avec pour objectif de « faciliter la dissémination et l’adoption des technologies ». Pour 2013, le RECA a programmé de travailler sur l’amélioration de l’appui-conseil en matière de lutte contre les ravageurs.

Afin de remplacer les pesticides chimiques, plusieurs produits à base de plantes ont fait l’objet de dizaines de formations en direction des producteurs et productrices, principalement pour la protection phytosanitaire des cultures maraîchères mais aussi du niébé. Il s’agit de pesticides naturels à partir de graines ou feuilles de neem, de piment et dans une moindre mesure de tabac ou d’ail. C’est le neem qui semble avoir fait l’objet du plus d’actions de formation / vulgarisation.

Les visites de structures ou de personnes qui réalisent des formations ou des démonstrations auprès des producteurs et productrices ont montré qu’ils utilisent des fiches techniques dont les contenus peuvent être différents.

La comparaison des fiches utilisées a montré des différences « quantitatives » qui vont amener des doses différentes de matière active utilisée par ha.

En agriculture, un pesticide est vendu pour être utilisé à une dose précise. Cette dose a été étudiée pour protéger les cultures et pour limiter les risques pour le producteur, l’environnement et pour les consommateurs. Le respect de la dose de matière active par unité de surface traitée est donc un élément important de l’efficacité des traitements phytosanitaires, même avec des biopesticides.

Par rapport aux pesticides chimiques, les risques d’utilisation d’une dose trop forte avec une solution de neem semblent réduits (à confirmer par les spécialistes). Par contre, l’apport d’une dose trop faible présente le risque que le pesticide n’agisse pas sur les ravageurs combattus et donc manque d’efficacité. C’est d’ailleurs ce que reprochent certains producteurs aux biopesticides, un manque d’efficacité. Il est donc important de respecter la dose appropriée.

C’est pourquoi une nouvelle fiche technique est proposée après consultation de l’INRAN et de la DGPV.

Télécharger la fiche technique neem, 4 pages, 375 ko avec photos.