RECA

Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Code Rural /Note1

Publié le lundi 26 mars 2012

Quelle politique foncière pour le Niger ?

La sécurité alimentaire est une préoccupation récurrente au Niger. Dans son discours d’investiture, le 7 avril 2011, le Président de la République a souligné l’importance de cet enjeu pour le Niger : « Le Peuple nigérien a un immense défi à relever, un défi qui a un rapport avec sa dignité et son honneur : le défi de l’éradication de la faim. Il est choquant que, de manière récurrente, nous soyons réduits à mendier notre pain quotidien auprès des autres peuples. Comme en témoignent les dernières élections, notre peuple a conquis sa liberté politique : il lui reste, maintenant, à réaliser l’alliance de la liberté et du pain ». L’Initiative 3N : « Les Nigériens nourrissent les Nigériens » vise à atteindre cet objectif.

La question qu’on peut se poser est : comment atteindre la sécurité alimentaire ? Autrement dit : quels systèmes de production seront les plus efficaces pour augmenter la production agricole et la production animale tout en préservant les ressources naturelles ? Et, en conséquence, comment peut-on appuyer l’émergence de ces systèmes ? En ce qui concerne plus spécifiquement le Code Rural : quelle politique foncière mettre en œuvre pour favoriser la production ?

Le Code Rural propose une série de notes basées sur des articles scientifiques ou des études sur les systèmes de production et le foncier. Il s’agit de mettre à disposition des lecteurs des éléments de réflexion sur ces questions et de susciter le débat sur les problématiques foncières.

Note n°1 du Code Rural du Niger :

- Les investissements dans la terre : les résultats de « l’agrobusiness » en Afrique de l’Ouest sahélienne / Présentation de deux études

Au Niger, de plus en plus, des personnes venant de secteurs autres que l’agriculture investissent dans le foncier agricole. Dans un contexte d’insécurité alimentaire chronique, soutenir les investissements privés nationaux dans l’agriculture, autrement dit « l’agrobusiness » peut sembler une solution intéressante pour moderniser l’agriculture. Cela repose sur l’idée que ces agro-investisseurs nationaux vont apporter des innovations techniques, produire en quantité, vendre sur le marché local et générer des emplois.

Deux études faites dans la sous-région, dont une en partie au Niger, apportent des éléments d’analyse sur ce phénomène : elles montrent que, globalement, les effets attendus ne se produisent pas et que l’installation des agrobusinessmen a des conséquences négatives.

Lire la suite et télécharger la note, 2 pages, 170 Ko

Supplément : Dans la note du Code rural un des documents est indiqué en version anglaise. "L’étude du KIT1 et de la SNV évalue l’impact, au Niger et dans trois autres pays de la sous-région de ces investissements fonciers nationaux."

La SNV Niger a eu la gentillesse de nous faire parvenir la version française que vous trouverez ci-jointe, 32 pages, 650 Ko.