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Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Bénéfices des services climatiques

Publié le mercredi 13 juin 2018

Les bénéfices des services climatiques pour l’agriculture au Niger.

Rédaction : Benjamin Sultan, IRD / Novembre 2017.

Ce document est extrait d’un rapport global de l’analyse climatique, des services climatiques et des interventions du PAM dans les sites de Karkara, Sahiya, Darey et Toungfini (Niger) qui s’intitule : « Analyse environnementale et changement climatique dans trois communes d’intervention du Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Niger », paru en novembre 2007.

Ce rapport a été réalisé dans le cadre d’une prestation entre le Programme Alimentaire Mondial (PAM) - Niger et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

Etre en mesure d’anticiper les fluctuations climatiques quelques jours à quelques mois à l’avance peut faire une vraie différence dans les stratégies d’adaptation des populations africaines au changement climatique et constituer un premier pas pour augmenter les rendements et réduire les risques de crises alimentaires.

En effet, l’agriculture pluviale étant extrêmement sensible aux aléas climatiques, l’agriculteur sahélien a développé une grande diversité de pratiques pour s’adapter à la forte variabilité climatique qu’il observe. Compte-tenu des retombées potentiellement dramatiques d’une mauvaise saison des pluies (famines, migrations forcées), les pratiques de cet agriculteur sont souvent entachées d’une très forte aversion au risque (c’est-à-dire qu’il tend à éviter les choix présentant un risque de mauvaise récolte même s’ils sont plus productifs en moyenne).

L’information et la prévision climatique sont en mesure d’accompagner une nécessaire augmentation des rendements agricoles pour orienter les choix tactiques (à court terme comme le choix de la variété, date de semis) et/ou stratégiques (à plus long terme comme le choix du système de culture).

Cette recherche-action est décrite par le concept « d’agriculture climato-intelligente » développé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) depuis 2010 et fait partie des « services climatiques » qui consistent à s’appuyer sur l’information climatique (données, prévisions, scénarios) pour fournir une aide à la décision dans la mise en œuvre de mesures d’atténuation et d’adaptation.

Cependant rares sont les études qui mettent en évidence les bénéfices apportés par cette information climatique en Afrique de l’Ouest alors qu’elles sont cruciales pour isoler les variables climatiques les plus pertinentes sur lesquelles la communauté des climatologues devrait se focaliser et pour permettre l’adoption de la prévision dans le processus de décision.

Deux études ont permis une évaluation des bénéfices de l’utilisation de l’information climatique au Niger où les paysans auraient tendance à changer la variété du mil, la date de semis et le niveau de fertilisation s’ils avaient des informations sur le début, la fin de la saison pluvieuse, la quantité totale de pluie et sa répartition dans la saison (Roudier et al. 2011 ; 2016).

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