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Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

 

Haies vives Maradi

Publié le lundi 10 décembre 2018

Pratiques des haies vives dans la Région de Maradi / Note n°1.

Rédaction : Abdoulrazak Idrissa, chargé de mission AIC, Chambre Régionale d’Agriculture de Maradi / Novembre 2018.

La Chambre Régionale d’Agriculture (CRA) de Maradi a pour tâche, dans le cadre des activités de Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux Risques Climatiques (PASEC), d’informer les producteurs et productrices sur les techniques AIC (agriculture intelligente face au climat) afin qu’ils adaptent leurs activités aux changements que subit le climat aujourd’hui.

Le projet a retenu de mettre en œuvre des interventions qui vont : (i) améliorer le taux d’utilisation des semences sélectionnées, (ii) accroître le nombre d’exploitants utilisant l’irrigation, (iii) accroitre l’utilisation des techniques d’agroforesterie et d’agriculture de conservation, (iv) promouvoir la récupération des terres agro-sylvo-pastorales dégradées, (v) aménager des bassins versants et protéger les sources d’eau utilisées pour l’irrigation.

Parmi les techniques d’agroforesterie figurent les haies vives utilisées pour clôturer et protéger les jardins mais aussi lutter contre l’érosion, le ruissellement et la baisse de fertilité des sols. C’est pourquoi la CRA s’est intéressée à ce qui existe déjà dans la région, c’est à dire les pratiques des producteurs. Cette première note présente différents types de haies vives qui sont pratiquées autour de Goulbi Maradi.

Les producteurs utilisent depuis longtemps des haies défensives pour protéger leurs jardins ou même leurs champs. Le plus souvent ce sont des haies mortes confectionnées en coupant ou taillant des arbres et arbustes de différentes espèces. Les clôtures en grillage et fil de fer barbelé peuvent remplacer ces haies mortes mais leur cout reste hors de portée de nombreux producteurs ou mobilisent des sommes très importantes en cas de crédit agricole rendant celui-ci particulièrement lourd.

La haie vive, c’est à dire constituée avec des végétaux, n’est pas inconnue des producteurs et dans toutes les régions il est possible d’en observer. Cependant elle reste encore minoritaire et surtout n’apparait jamais dans les demandes de financement des producteurs contrairement aux clôtures en grillage ou barbelés. Pourtant la haie vive répond aux trois grands enjeux de l’agroforesterie que sont la protection, la conservation et la production.

Les producteurs du Goulbi Maradi utilisent des haies vives faites à base du henné, à base de la pomme du sahel, à base du Moringa oleifera, à base du Bauhinia rufescens, à base Cormmifora africana, et aussi des acacias. Selon les producteurs, les objectifs visés à travers la pratique des haies vives sont divers : délimitation, protection, brise vent, production…. Mais la haie vive à base du henné est plus pratiquée et, pour ceux qui ont les moyens, cette haie vive peut être renforcée d’une clôture en barbelés. Ainsi, la CRA a visité plusieurs endroits où ces haies vives sont faites et échangé avec plusieurs producteurs propriétaires des jardins.
- La haie vive en henné des producteurs de Tarna ;
- La haie vive à base de pomme du Sahel d’un producteur de Soumarana ;
- La haie vive à base de moringa d’un producteur de Bargaja ;
- Les haies vives de Soura, les producteurs utilisent différentes espèces.

Il est clair qu’un bon nombre de producteurs de la région de Maradi ont saisi l’importance de la haie vive autour des jardins et des fonctions utiles qu’elle peut avoir pour eux. Ils ont mis en place des haies vives autour de leurs parcelles soit par leur propre initiative, soit grâce à un projet ou ONG. Ce premier travail de recensement des initiatives des producteurs a concerné plusieurs localités avec des espèces différentes.

Télécharger la note haies vives Maradi, 7 pages, 1,2 Mo.

Cette note a été réalisée par la Chambre Régionale d’Agriculture de Maradi dans le cadre du Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux Risques Climatiques (PASEC).

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